Gestion de crise:

Publié le mercredi 21 mai 2008

Mercredi 21 mai 2008
Une crise démoralisante qui n’en finit plus, celle des Urgences de nos hôpitaux

Qui veut devenir ministre de la santé? Tous ceux qui ont occupé ce poste depuis au moins vingt ans, et ils ont été nombreux, ont eu à tenir entre leurs mains la patate politiquement chaude et parfois létale du débordement des Urgences.

 

Rien n’y fait. De plans de redressement en commandos d’experts et investissements importants, la situation ne s’améliore pas.

 

Même l’actuel titulaire, Docteur Philippe Couillard doit baisser les bras et se contenter, après 5 ans à la barre du Ministère, de constater qu’il y a des progrès d’effectués mais bien d’autres à faire.

 

http://www.cyberpresse.ca/article/20080521/CPACTUALITES/80521006/-1/CPACTUALITES

 

La crise des Urgences c’est comme la situation politique au Moyen-Orient, la pauvreté en Afrique ou la tourmente en Haïti : un long et sombre tunnel dont personne n’entrevoit la sortie.

 

Il y a quelques années, le Ministère de la santé lançait une vaste offensive de « mobilisation du personnel », une tâche noble mais combien illusoire parce qu’il est extrêmement difficile et presque héroique d’y garder le moral. Heureusement, la plupart des 

travailleurs de la santé sont des êtres généreux et dédiés à leur mission de soigner leurs congénères.

 

Il y a pourtant eu une brève période d’embellie porteuse d’espoir. À l’hôpital le plus encombré, Maisonneuve-Rosemont de Montréal, la situation avait été redressée, les temps d’attente réduits significativement. Il y a trois ans, l’établissement était montré en exemple.

 

Aujourd’hui, Maisonneuve-Rosemont est dernier de classe. La plus longue durée de séjour, plus 15 heures et demi. Un patient sur quatre y séjourne plus de 48 heures.

 

Le chef des Urgences de cet hôpital déplore l’alourdissement des cas. Cette année, la clientèle de 75 ans et plus est passé, de 26% à 30%.

 

N’y a-t-il personne au Québec qui a vu venir le vieillissement de la population?

 

La santé sera-t-elle un enjeu de la prochaine campagne électorale québécoise? On peut en douter, le public étant probablement devenu trop cynique à ce sujet.

 

L’encombrement des Urgences, c’est comme les froids de janvier: une fatalité avec laquelle il faut bien vivre. On ne croira pas celui qui promettra la canicule en hiver.





1 Commentaire :

Commentaire écrit le jeudi 22 mai 2008 à 18:47:20 (lien)
François Taschereau - http://edelmanmontreal.wordpress.com/
Après la révolution permanente ... la crise permanente ... la crise s'installe et s'en trouve banalisée ... il faut revenir à une culture de résultats


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